|
Ci après, un exemple de prise de contacte et de diagnostique avec les élèves du secondaire
A- avec un élève en difficulté scolaire (collège), que je rencontre pour la première fois. A noter toutefois, que la méthode est exhaustive, elle fait partir de l'une, parmi tant d'autres, que l'on peux proposer en amont d'un suivi approfondi.
A l’issue du premier entretien, je souligne avec l’élève ses réussites, cela permet de mesurer à la fois la motivation et l’appréhension face à ses évaluations. je veille à ne pas enfermer ce moment dans une analyse conjointe des exercices échoués uniquement.
Cet dialogue avec l’élève a plusieurs finalités :
- Valider ou invalider les hypothèses émises par l’enseignant lors de la correction et l’analyse des résultats.
- Constater si le type d’erreurs, l’échec à l’exercice sont persistants (cela peut également être observé lors d’activités en classe)
- Entendre la demande d’aide de l’élève .
L’élève assuré de l’aide qui sera mise en œuvre pour le soutenir devra en ressortir convaincu de l’intérêt que l’enseignant lui porte
phase de diagnostique:
Pendant que celui-ci fait ses devoirs, j’observe attentivement son style, le rythme et la façon de procéder. Après quoi, commence une discussion avec lui au sujet de : ses loisirs, les matières préférées, les forces et faiblesses, son attitude au sein de l’établissement et même le cadre dans lequel il travaille à la maison. Des solutions appropriées vont s’en suivre et adapter au cas spécifique.
Le but étant de l’amener à travailler seul, je cherche à connaître ses stratégies de travail, car, d’après les psychologues, (chaque apprenant apprend à sa manière. Je cherche à savoir comment peut – il mémoriser mieux ou plus vite.
- en le racontant à quelqu'un’un ?
- est-ce en écrivant, en faisant des fiches de résumés ?
- comment s’y prennent les professeurs qu’il comprend mieux ?...
identifier ces stratégies me permettra de les mobiliser au mieux.
Ensuite, nous passons par la tenue de son cahier et son agenda. J’insiste sur le fait que ses cours doivent être bien présentés, il faut que le plan soit cohérent. Toutes les consignes doivent figurer dans l’agenda, les contrôles mentionnés en couleur, toujours s’avancer dans ses devoirs (les contrôles se préparent d’avance, la veille est pour la révision et relecture). Savoir gérer son temps est un aspect de l’autonomie.
Hiérarchiser, fixer les priorités, calculer la durée requise pour différentes tâches, dresser des rétro-plannings, entraîner sa mémoire. Le but est de parvenir à évaluer les efforts à fournir et en répartir la charge sur une semaine.
Les lacunes repérées, je conçois les outils de motivations et méthode appropriés, un apprenant actif apprend mieux qu’un apprenant passif. Selon le cas et le contexte, des modèles d’évaluations formative et/ou formatrices sont proposés.
1- La dictée informatique : sous l’impulsion du professeur de français, je proposais aux élèves de faire une dictée qu’ils devaient taper à l’ordinateur. Ensuite ils profitaient du correcteur d’orthographe pour trouver leurs fautes. Le thème de la dictée étant les participes passés, il fallait tout de même faire attention car le correcteur d’orthographe fait des propositions et c’est ensuite à l’élève de choisir.
2- La dictée à thème : plusieurs travaux sont sortis de cette idée. L’idée est de faire une dictée de plusieurs phrases en leur donnant l’orthographe des mots les plus compliqués afin de noter un seul type de fautes (les homophones, les accords sujet verbe, les participes passés, le présent de l’indicatif,…).
3- Mise en place d’un travail ponctuel avec un professeur (besoin ponctuel, leçon, devoir ou exposé) : Si pour le besoin d’un cours l’élève doit mettre l’accent sur une leçon en particulier, le soutien l’épaulera pour qu’il ne soit pas perdu durant le cours du lendemain.
4- Faire des soutiens à thème par classe : exemple des devoirs maison de math avec les 4ème et les 3ème. Très régulièrement le professeur de mathématique donne aux élèves de 3ème et 4ème un devoir à faire à la maison. Ce devoir constitue un moyen pour bien maîtriser la leçon avant le contrôle. Ainsi pendant une heure nous travaillons sur ce devoir en élargissant au maximum pour un apprentissage global de la leçon.
5- Travail de base avec les « petites classes » (lecture, recherche de mots dans le dictionnaire, jeux du dictionnaire avec les 6ème) : en accord avec les professeurs de français je demande aux élèves de lire à haute voix, de relire et ensuite de chercher dans un dictionnaire les mots compliqués d’un texte sur lequel ils vont travailler. Le texte sera mieux compris et ainsi la participation au cours sera plus active.
6- La dictée de mots pour connaître l’écriture des mots dits simples : de temps en temps je travaille avec les élèves sur les règles d’orthographe des mots simples. L’élève doit
apprendre les bases avant même de chercher à maîtriser des choses plus complexes de la langue.
7- Travail sur l’expression écrite avec les 6ème : certains élèves ont tendance à écrire comme ils parlent. Pour les élèves de 6ème et de 5ème, nous devons avoir comme objectif de leur montrer la différence entre l’écriture et l’expression orale. On y abordera la structure des phrases, la ponctuation et l’emploi des temps. je demande souvent aux élèves de me faire un texte de 10 lignes environ qui raconte un évènement de leur quotidien.
Après une évaluation, une correction est faite suivie d’un entretien à l’exemple de celui-ci.
- J’aimerais connaître ton avis sur ces évaluations (montrer le livre ou l’outil utilisé)
- Qu’as – tu ressenti avant que nous ne les commencions ?
- Comment les as-tu trouvées ?
Sinon, c’était :
- agréable ou désagréable ? raconte :
- fatiguant ? raconte : long ou pas ? Raconte :
- facile ou difficile ? Raconte :
- Qu’est – ce que tu as su faire le mieux ?
- Qu’est – ce que tu as su faire le moins bien ?
- A ton avis, à quoi vont servir ces évaluations ?
- A ton avis, qu’est-ce qui va se passer après ?
- Aimerais-tu une aide ? Pourquoi ?
- D’après toi, qui pourrait t’aider ?
- D’une façon générale, qu’est-ce que tu aimes à l’école ?
- Qu’est-ce que tu n’aimes pas à l’école ?
- As-tu envie d’ajouter quelque chose ?
A l’issue de cet entretien, les paroles de l’enfant sont notées, tout en respectant les formulations proposées. Je laisse quelques secondes pour d’éventuels commentaires. J’évite d’induire les réponses et j’accepte l’absence des réponses.
Le suivi personnalisé, selon moi, ne se limite pas à une aide
aux devoirs. Il s’agit bien d’un travail d’équipe concernant toutes personnes qui ont en charge un enfant ou un adolescent et qui vont avoir la même démarche éducative.
Quelque soit les difficultés rencontrées, mettre l’enfant ou l’adolescent en confiance, bien expliciter notre démarche et essayer de le valoriser même dans des domaines qui ne sont pas scolaires d’où la nécessité d’avoir une connaissance de ces temps passés hors collège.
L’analyse des besoins des élèves doit être rigoureuse ; il est important de bien distinguer l’origine des difficultés : les résultats scolaires ne sont souvent que le côté visible de quelque chose de plus profond, plus difficile à traiter mais qui empêche l’élève de réussir.
B- avec un groupe d'élèves de troisième.
En Histoire- géographie, l’étude avec les classes de troisièmes consistait par exemple à travailler sur les aspects ci-après :
1- Savoir exploiter un texte
Avant de lire le texte, les élèves doivent en identifier les références : source, date, auteur, éventuellement le titre, ceci pour repérer le type de document (journal, manuel…), le contexte, etc.
Pour répondre aux questions posées, il faut :
- Choisir les informations dans le texte qui se rapportent à chacune des questions posées ; classer ces informations et justifier le choix.
- Restituer l’information : soit en relevant des mots et expressions du texte, soit en la formulant de manière personnelle.
En somme, présenter les idées essentielles du texte et les expliquer par des arguments pris dans le texte.
2- Analyser une image
Il s’agit d’indiquer :
- Son genre (affiche, photographie, caricature, peinture, gravure…)
- Son sujet (le formuler par un titre ou si celui-ci est énoncé, être capable de le justifier.
- Le contexte (dater l’image, nommer son auteur éventuel, son destinataire, exprimer son but.
- Pour d’écrire, il faut à partir des questions, mettre en évidence les différentes informations (plan, personnage, cadre, texte, thèmes…)
- Ensuite, classer ces informations (exemple distinguer ce qui se rapporte aux faits, à la société, aux lois…)
- Expliquer les questions posées, permet de mettre en relation les informations relevées et comprendre la signification de l’image, son message
3- Mettre en relation des documents
- Permet de les identifier (nature, auteur, date, thème) et de distinguer un texte de presse, discours politique …)
- Sélectionner et classer les informations : établir la liste des informations (les arguments), repérer les mots clés.
4- Classer des arguments
- Après avoir lu les documents, prélever et classer les arguments par étape, répondre éventuellement aux questions posées et récapituler en évidence un argument pour, un argument contre, un autre argument.
5- Rédiger un paragraphe argumenté
a- Préparer la rédaction :
- Lire le sujet, répondre aux questions sur les documents
- prélever les mots clés (concepts, faits, procédures…)
- rattacher ses connaissances personnelles à ces mots clés,
- Analyser ce qui est demander pour le paragraphe argumenté (répondre à des questions : pourquoi ? quand ? où ? comment ?...)
- Dégager les idées essentielles. Les regrouper par thèmes et les illustrées par des exemples pris dans les documents et les connaissances.
b- Rédiger :
- Une rédaction avec une courte phrase d’introduction, deux ou trois idées essentielles illustrées par des exemples précis tirés des documents (noms propres, dates, lieux événements) et des connaissances personnelles et une courte phrase de conclusion finale.
Unprof chez vous, 49 rue Marie Dorval
35000 Rennes
Tel: 0625811192
Liasse CFE n° U35018235877
SIRET : 510 7350764 00019
Mail : gashym@unprofchezvous.com
|